Poèsies d’Arlettte Février-Muzard

Douceur

Pensant que tout se meurt, afin que tout renaisse
Une petite fleur est née dans la tendresse
Riche de souvenirs, riche d’espérances
Elle se sent refleurir sans un brin d’insouciance.

La richesse secrète l’ombre et l’ombre la lumière
C’est dans les catacombes que sommeillent nos frères.
Elle vient de l’au-delà mais elle ne parle pas
Nous ressentons au cœur cette infinie douceur.
Elle semble si fragile qu’on n’ose y toucher
Et nous restons dociles en n’osant pas bouger.

DORMIR

Mon cœur s’est oublié sur un bout de nuage
C’était un soir d’été où je n’avais plus d’âge.
Une larme salée à tracé un sillon
Dans un coin oublié pour demander pardon.
Lisière de l’oubli, frange de ma mémoire
Ma vie s’arrête ici où commence l’histoire.
Les herbes ont des reflets qui appellent la nuit
La lune s’est coulée dans le fond du vieux puits.
Sous le veston râpé une chemise blanche
Semble nous indiquer qu’aujourd’hui c’est dimanche.
Et la mer à cette heure offre toute la gamme
De toutes ses couleurs qui plaisent tant aux femmes.
Tout à coup la beauté a remplacé les ruines
Une nuit enchantée un nuage a pris racine.
Ecrivant dans le ciel un message secret
Un reflet du passé vient soudain me bercer.
Un tas de feuilles d’or me faisait un tapis
J’y allongeai mon corps et là, je m’endormis.

Arlette Février-Muzard

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