Poésies d’Arlette Février-Muzard

Adieu l’été
 
L’été se voluptueuse
Sur le parfum des roses
Dans mon jardin mi-clos
Où je prends du repos.
L’été s’enchrisalyde
Sur des tableaux splendides
Dans le bleu de mes veines
S’est dissoute ma peine.
Pendaisons de glycines
Courbe mauve du ciel
Mes pieds ont des racines
Mon cœur est éternel.
 
Éclaircie
 
Il y a des perles noires
Dans le fond de ses yeux
C’est une longue histoire
Un long filet de feu.
Le cœur à marée basse
Découvre l’horizon
Les souvenirs s’enlacent
Mon Dieu que c’était bon.
La nature s’éclate
La lumière éblouit
Nos souvenirs s’effacent
Puis l’on reprend sa vie.
Transperçant les nuages
Le soleil nous revient
Puis on oublie l’ombrage
Qu’il nous fera demain.
 
Dans le vent …
 
Je laisse pour toute adresse
Un parfum d’eau salée
Souvenir de jeunesse
Que la vie m’a laissé.
Il y a des souvenirs
Qu’on ne peut oublier
Des larmes et des sourires
Qu’on voudrait bien garder.
Dans un socle immobile
J’ai planté mes racines
Je ne suis pas docile
Car mon âme est maligne.
J’ai de l’air dans les ailes
Le vent m’en a soufflé
Il m’a dit “Mademoiselle”
Vas-y… tu peux voler!
 
Arlette Février-Muzard.

Un commentaire dans “Poésies d’Arlette Février-Muzard

  1. Hubert

    Très joli poème….

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