Le Barbu du Roussillon

Pain du jour « barbu du roussillon » painrisien.com

« On trouve dans ce département le froment, le seignel, l’orge, la paumelle, l’épeautre, l’avoine, le maïs, le petit mil et le blé sarrasin ou millorque … Le froment est le grain le plus généralement cultivé. Le blé blanc arrondi est sans barbes, appelé « moussole » le blé fin à épi barbu de couleur aurore foncée, appelé vulgairement « trémézou » c’est le blé dit de Roussillon…»

(extrait Claude Joseph Baron Trouvé. Essai historique sur les états-généraux de la province du Languedoc)

Par le passé, le potentiel céréalier des Pyrénées-Orientales permettait aux moulins de la région d’approvisionner une grande partie de la population du sud de la France. Au XVII e siècle près de 70% des terres agricoles de la plaine du Roussillon étaient dévolues aux céréales.
Le blé fin du Roussillon, a bien failli disparaître, quelques graines ont été retrouvées et c’est un agriculteur de Pia qui en assure au départ la production sur 5 hectares.
Le blé tendre dont le nom latin triticum aestivum signifie (blé d’été) fait partie des blés à paille creuse, plus productif que le blé bladette barbu, il résiste mieux au vent que le blé sans barbes.

Parmi les blés poulards appelés gros blés barbus, plus productifs que le blé fin, nous citerons le blé regagnon du Languedoc. Ces variétés sont souvent désignées sous les noms de grossagnes ou grosailles. Ces blés ont une paille très grosse et presque pleine, leur grain est très souvent glacé ou dur (extrait la France agricole Gustave Heuzé)

Les blés fins de Roussillon donnent 75 à 80 % de bonne farine : farine pure, fleur de farine.
La culture du blé est depuis quelques années relancées dans notre région. En effet, le blé est une culture d’hiver et n’a pas besoin d’être irrigué. Le département considéré comme le « Petit Poucet céréalier de la région » assure son particularisme en cultivant le blé Barbu du Roussillon soutenu par le Groupement Agricole d’Exploitation de Saint-Laurent de la Salanque.

Quelques graines ont été retrouvées, replantées chez un agriculteur de Pia qui en assure la production sur 5 hectares… 17 ans pour obtenir un résultat, profondément inscrit dans son terroir. On a pu apercevoir dernièrement des champs de blé du Roussillon près du centre aqua ludique Aqualand, à Corneilla-del-Vercol, Latour-Bas-Elne, près de l’étang de Villeneuve de la Raho. À nouveau, le blé quitte notre région à partir des silos de Port-la-Nouvelle. Le blé tendre intervient dans la fabrication de pain au travers de la coopérative languedocienne Arterris située à Bram.
Le parfum de la farine rappelle celui des blés longuement dorés au soleil, matière première d’une grande pureté, l’alvéolage irrégulier et assez marqué permet une agréable sensation de fraîcheur à la dégustation.

Dans le village, les anciens conservent le souvenir du goût particulier de ce pain, que nous verrons peut-être réapparaître prochainement à la devanture de nos boulangeries.

C’est à Collioure que fut probablement construit le premier moulin à vent du département. Le 11 février 1337, Raymond de Toulouse, procureur du roi de Majorque Jacques 111 autorisait Jacques Ermengold de Collioure à construire et à exploiter un moulin à vent au lieu-dit « La Cortina » La restauration du moulin a été achevée en 2001. Un autre moulin fait le bonheur des randonneurs planté au milieu des vignes, il a été remis en état grâce à l’association des moulins de Claira.
Son histoire est a découvrir sur le site. marmotton66.e-monsite.com

Pour finir à redécouvrir de superbes images rappelant les moissons à l’ancienne, accompagnées par les inoubliables Compagnons de la chanson.

 

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