La femme du maire d’Argelès-sur-Mer condamnée pour constructions illégales. Anticor avait saisi le sous-préfet.

Article paru sur le site de Anticor

Pierre Aylagas, maire de la commune d’Argelès-sur-Mer, est élu député de la 4e circonscription des Pyrénées-Orientales, en 2012. Il décide de recruter, comme attaché parlementaire, Antoine Parra.

La femme de ce dernier, Maryse Parra, dépose, la même année, un permis de construire ayant pour objet le changement de destination d’une partie d’un bâtiment agricole en gîte rural. Le plan d’occupation des sols de l’époque (et c’est toujours le cas aujourd’hui) classait la parcelle concernée en zone agricole, zone protégée et zone inondable. Autrement dit, trois raisons de refuser ce permis de construire. Mme Parra obtient néanmoins un permis de construire, le 1er octobre 2012. Par la suite, une piscine a été rajoutée, sans qu’aucune demande de permis de construire ne soit faite.

En 2014, Antoine Parra rejoint la liste du maire sortant et devient son premier adjoint. En 2016, Pierre Aylagas démissionne et Antoine Parra devient maire en lieu et place.

Le 18 octobre 2017, Anticor 66 saisit le sous-préfet de Céret de ces problèmes de permis de construire délivrés en zone agricole (protégée et inondable) et de constructions illicites. Ce dernier signale ensuite les faits au procureur de la République.

Le 12 avril 2018, Maryse Parra est condamnée pour constructions illégales avec exécution provisoire de démolition de la maison et de la piscine, avant le 2 juillet 2018. S’ajoutent à cela une astreinte de 300 €/jour en cas de non-respect de l’exécution provisoire, ainsi qu’une amende de 10 000 €.

Le maire d’Argelès-sur-Mer a curieusement déclaré à la presse : « Cette affaire relève de la sphère privée. À aucun moment, je n’ai cherché à tirer avantage de ma fonction de maire. On m’attaque en tant qu’homme, et non sur mes actions de maire. »

La commune ne s’est jamais constituée partie civile dans cette affaire…

Un commentaire dans “La femme du maire d’Argelès-sur-Mer condamnée pour constructions illégales. Anticor avait saisi le sous-préfet.

  1. Contribuable

    Comparaison n’est pas raison.
    En prenant connaissance de cette regrettable affaire, qui ne fait pas honneur aux édiles locaux, j’ai une pensée d’ingratitude pour notre maire.
    Et si… les affaires en cours débouchaient sur des condamnations ?
    Certes il est difficile d’établir un lien comparatif entre les affaires d’Argelès et de St Genis : l’une relève de la « sphère privée », l’autre serait du « domaine public ».
    L’une relève d’une irrégularité administrative de permis de construire, l’autre serait des délits de corruption, échec à la loi et favoritisme ayant fait l’objet d’une enquête financière par les services de la police judiciaire.
    L’une touche les biens des intéressés, l’autre serait une atteinte à l’argent des contribuables de la commune.
    A chacun de faire une appréciation sur l’échelle de la gravité des faits en prenant en compte l’intérêt général.

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