Éclat de Printemps d’Arlette Février-Muzard

ÉCLAT DE PRINTEMPS

Je descends du printemps
Depuis déjà longtemps
J’ai le droit de la vie
Le droit de la colère
Je ne dis jamais “oui”
Ce qui vous désespère.
Dans un éclat d’étoile
Mon profil de néant
Rembobine la toile
Où j’avais eu vingt ans
L’histoire de ma vie
Est un souffle de vent
Traversant l’infini
Dans un éclat d’argent.
Papillon céleste
Ou bien abeille d’or
Tout ce qui nous reste
Pour tromper le décor
Des toiles de sourires
Tissées de souvenirs.
Le mystère repose
Au fond de chaque chose
Quand le soleil se love
Dans mon cœur de vingt ans
Je n’ose quelque chose
Alors… c’est le printemps.

Arlette Février-Muzard

la paix

Les flocons sur les fruits
En fleurs, de mon pommier
S’envolent sans un bruit
Par la pluie sont volés.

Et les petits bourgeons
A peine nés s’affolent
Et tous les papillons
S’envolent en rondes folles

Sens-tu le vent léger
Qui effleure ta peau?
Pourrais-tu m’écouter
Dans ce charmant chaos?

Que serait le printemps?
Sans son charme et sa grâce
Que serait nos vingt ans
S’il n’y avait pas l’espace

Quand l’onde du matin
A fait s’ouvrir la fleur
Et fait chanter mon cœur
Dans le creux de ta main.

Je noue avec tendresse
Ton présent, mon passé
Pénétrée de jeunesse
De douceur et de paix.

Arlette Février-Muzard.

PAPILLON

Sous un nuage de fleurs
Papillon rêvassait,
Ailes aux tendres couleurs
Doucement s’étalaient.

Il rêvait nectar, miel…
Jours gorgés de soleil,
Beaux pistils géants
Et de l’air du temps.

Un doux souffle de vent
Vient frôler son aile
Le berçant doucement
D’un frisson d’irréel.

Une rose se déshabille
Aux doux gré de la bise
Puis le vent distille
Une odeur qui grise.

Sa robe d’opaline
Perdait tous ses jupons
Sa robe sublime
Perdit jusqu’au bouton.

Juste les sépales
Restent bien accrochés
A la tige vénale
De la fleur dénudée.

Le papillon la vit
Et se dit pourquoi pas
Terminer cette nuit
Dans corole jolie.

Il envahit la fleur
Dans sa douce torpeur
Puis termina sa vie
Dans une fleur en fruit.

Arlette Février-Muzard.

PORTES DE LIBERTE

La rose se gonflant
Libère son parfum
Dans le matin naissant
Au milieu du printemps.

Elle se déshabille
Pétale un à un
D’une douceur tranquille
Sur le bord du chemin

Elle sème de l’amour
Inondée de tendresse
Elle dévêt ses atours
Du jour elle est maitresse

Elle n’a pour point de mire
Que son court avenir
Elle dépend du soleil
Qui brille dans le ciel

Une histoire d’amour
Comme on voit chaque jour
Portes de liberté
Porte d’éternité

Le vaporeux murmure
D’un rayon lumineux
Réchauffe la nature
Tout devient lumineux

Un bonheur oublié
S’effrite et s’évanouit
Avant de s’envoler
Au ciel vers l’infini.

Arlette Février-Muzard.

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