Du nouveau sur le Château d’eau de Villeneuve-de-la-Raho

L’installation d’une antenne radôme sur le château d’eau de Villeneuve-de-la-Raho pose question.

L’article de l’Indépendant du 12-04-2019 nous amène à nous questionner :

« Ce mercredi 3 avril, des membres de l’association «un mât pour les ondes», qui milite depuis plus de dix ans pour le déménagement des antennes à l’écart des habitations, ont constaté qu’un panneau de déclaration de travaux avait été apposé sur le château d’eau.

En consultant le dossier déposé en mairie, le groupe de Villeneuvois inquiets des éventuels effets sanitaires des ondes a notamment découvert que la convention permettant à Orange de maintenir ses antennes sur le château d’eau avait été prorogée. Alors que des responsables de l’Agglo, dont dépend le bâtiment, avaient assuré en juin 2017 qu’ils n’envisageaient pas de reconduire le bail de l’opérateur.

Orange compte démonter ses installations actuelles, repeindre le château d’eau et remettre d’autres antennes cachées dans un radôme, un cylindre de 3,7 mètres de haut implanté au sommet du château d’eau »

Qu’est-ce qu’un radôme ?

Un radôme (de radar et dôme) est un abri protecteur imperméable utilisé pour protéger une antenne des intempéries mais aussi des regards, sa forme permettant de ne pas divulguer l’orientation de l’antenne, ni l’antenne elle même.

On peut s’interroger sur l’utilisation d’un radôme pour cette antennes-relais, car ce type d’installation semble privilégié pour le développement de la 5G.

Bientôt la 5G

Plus de débit, certes, mais par conséquent cela engendre nécessairement une augmentation du nombre des antennes-relais. En effet, les bandes fréquences de la 5G porteront moins loin (une centaine de mètres environ). Pour la connexion, il faudra forcément installer de nouvelles petites antennes spécifiques, très certainement dans le mobilier urbain.

L’Agence Nationale des Fréquences a conduit une expérimentation à Annecy de janvier à février 2017 sur le réseau 4G d’orange et la bande de fréquence 2600 MHz. L’idée était de tester un réseau constitué de nombreuses petites antennes à faible puissance, dissimulées dans le mobilier urbain.

Ceci nous amène à nous poser la question suivante:

Que va-t-il en être des déplacements des antennes relais effectués pour éloigner les nuisances des riverains, si la 5G doit ramener les antennes-relais dans le tissu urbain ?

Pierre FONTANA – Président de l’ADREP

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.